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Convoyage de Pont de Vaux à Port sur Saône


En doublant
les feux
de Pont de Vaux ...
(Air connu)

(Information Michel VEYSSET, 2005)

Vung Tau, le bateau de René, a passé l’hiver et le printemps bien au chaud dans le joli port de Pont de Vaux.
René veut le moderniser et le confier à un chantier de Port sur Saône, en Haute Saône. Michel, qui navigue d’habitude sur Fleur d’Avril, l’accompagnera et fera fonction d’équipier durant ces cinq jours de convoyage.

Un convoyage, ce n’est pas vraiment du tourisme. Il faut aligner les kilomètres, se relayer à la barre et " avaler " les écluses sans flâner. Pourtant cette navigation sur la Saône et la Petite Saône sera une véritable partie de plaisir.

Le ciel est clair ce matin du 2 juillet lorsqu’Agnès " embarque " René et Michel dans sa C3 Pluriel direction le Port de Pont de Vaux. Dès leur arrivée sur Vung Tau, nos deux " mariniers " procèdent aux vérifications d’usage. Les niveaux, bien sur, l’huile, l’eau, le gazole et la qualité des amarres qui ont assez mal passé l’hiver. Pas de bol, les pompes à carburant du port sont hors service : " On n’a pas été livrés ". Coup de bol, une station-service jouxte le port. Ils " injectent " 40 litres qui, ajoutés aux 40 autres déjà dans le réservoir, leur laisseront une autonomie de 12h de navigation. Largement de quoi atteindre leur première étape : Chalons sur Saône.

A 15 h tout est OK. Le moteur ronronne. Vung Tau sort du port en marche lente et s’engage dans le canal direction la Saône. En sortant du canal, Vung Tau et son équipage croisent un bateau de promenade, le Ville de Pont de Vaux qui prend ses aises et coince quelque peu le pauvre Vung Tau contre le ponton d’attente de l’écluse qui descend en Saône ( ou qui en monte, c’est selon !!).

Ils entrent en Saône au Pont de Fleurville. Cap au nord, direction Chalons où ils arrivent vers 21h accueillis par deux plaisanciers qui, fort aimablement, viennent " choper " les amarres et permettent à Vung Tau d’accoster "au chausse pied" entre deux autres vedettes.

Demain matin, ils feront le plein de gazole. .Enfin peut être !!!!

Hors Service.

Le port fluvial de Chalons est joliment niché dans un bras de la Saône. On y passe des nuits tranquilles. A l’heure de l’ouverture de la Capitainerie, Vung Tau manœuvre pour accoster au ponton des carburants. Les deux pompes sont bien à leur place mais munies de deux affichettes " Hors Service ". Renseignements pris, il leur manque " une petite pièce qui arrivera dans deux ou trois jours ". Bon...

René consulte les cartes et évalue le gazole restant. Ils pourront aller jusqu’à Verdun sur le Doubs. Vung Tau reprend sa route. Il suffit de faire 25 kms et d’y ajouter une petite prière pour que le carburant annoncé à Verdun sur les guides de navigation, y soit bien !!

Le bateau avance bien. L’équipage papote. Le temps est radieux. La vie est belle... " Eh ! les gars !!!! L’embouchure du Doubs c’est là !!!! ". Il est vrai que refaire le monde sans louper le confluent du Doubs et de la Saône, relève de l’exploit. Demi tour à gauche .gauche. Quelques centaines de mètres et l’on découvre une petite merveille : Verdun sur le Doubs et son port auprès des remparts, le tout noyé dans la verdure. Le capitaine de port vient au devant du bateau, sympa, mais il n’a pas l’accent des Franc-comtois. Normal, il est originaire de Séte. Un sétois si loin du Mont Saint Clair, c’est peu ordinaire. Il confirme à René qu’une station service est bien là, à 250 mètres. Heureusement car Vung Tau avait très soif.

Nous repartons de Verdun sur le Doubs vers 12h30. Notre prochaine étape : Saint Jean de Losne. Dans l’après midi, nous passons sans attente les écluses d’Ecuelles et de Seurre.
Ce sont les deux dernières dites " à grand gabarit" avant St Jean. La longue dérivation de Seurre est un peu monotone et nos deux compères ressentent en ce début d’après midi, une petite fatigue passagère. Heureusement, René est un spécialiste des siestes ultra courtes (5 minutes pas une de plus) et se réveille en pleine forme. Les grands navigateurs sont tous comme ça !!!!.

Aux douches..

Saint Jean de Losne est un carrefour important des activités de batellerie et de plaisance fluviale. Ici débute le mythique Canal de Bourgogne et, quelques kilomètres en amont, le Canal du Rhône au Rhin.

A St Jean se trouve, avant même l’entrée du port, un bateau avitailleur ou Vung Tau peut très longuement s’abreuver. Le plein fait, René dirige son bateau vers le port fluvial de la société H20 et là, coup de chance, il reste une " place visiteur " juste en face de l’entrée. Pas de manœuvre délicate. Tout baigne. Demain sera un autre jour. En attendant direction ..les douches !

Le lendemain , en quittant Saint jean de Losne, le bateau glisse sous
Un ciel un peu nuageux, mais l’air est doux. Deux péniches doublent Vung Tau en ralentissant au mieux histoire de limiter l’effet de leurs vagues. Au PK 219, en rive gauche, l’entrée du Canal du Rhône au Rhin et sa première écluse.
Un vent d’ouest violent s’engouffre en même temps que Vung Tau dans l’écluse d’Auxonne. L’amarrage est un peu " sportif " malgré l’intervention du jeune éclusier. L’écluse suivante, Poncey les Athée, trouve le moyen de tomber en panne juste avant notre arrivée. De plus, une petite pluie fine, accompagnée de bourrasques de vent, balaie la rivière. René fait des " ronds dans l’eau ". Une heure d’attente et ça repart.
Les écluses succèdent aux écluses, les dérivations aux dérivations, le beau temps est de retour. Michel sèche au soleil.
Gray, la destination du jour , approche. Mais c’est quelques kilomètres avant à Arc sur Gray que René et Michel trouvent une halte nautique avec beaucoup de place, de l’eau, de l’électricité.. Le tout gratos !

GRAY, la petite Saone s’éveille

Comme tous les soir René fait la cuisine. Il adore ça !

Que la lumière soit !!

Ah !!! ces petits matins d’été sur la Saône qui s’éveille !! Encore un peu brumeuse de sa nuit calme et fraîche, la rivière s’illumine.
L’étape du jour : 68 kms jusqu’à la base Loca Boat de Scey. Mais il y a plus au programme : le passage du tunnel de Savoyeux. Prudent, René vérifie que son phare de toit ne marche.pas !!! Tant pis, Michel s’installera à l’avant avec une puissante torche pour ouvrir la route au bateau durant les 700 m du tunnel. En fait le tunnel est éclairé et l’équipier restera bien à l’abri, silencieux. Cap’tain René est hyper concentré.
A peine sorti du tunnel, Vung Tau accoste pour une petite pose au Port de Savoyeux. Avec un peu de chance il y trouvera le Vlaljak la péniche de Mr et Mme Varin les Parents du webmaster du site www.saone.org. Mais Vlaljak n’est pas là. La péniche est amarrée au niveau de la prochaine écluse, Charentenay, où Mme Varin est éclusière. Et c’est bien elle qui accueille l’équipage de Vung tau avec un : " Bonjour messieurs, c’est vous les convoyeurs ? " " Euh ! oui c’est bien nous !! Bonjour madame " " je suis la maman du responsable du site saone.org " .
Tout cela n’est pas vraiment du au hasard. Michel par l’intermédiaire de son blog avait auparavant fait " cybernétiquement " connaissance avec Mr Varin fils, et annoncé le passage de Vung Tau. Nous voici donc accueillis par une dame charmante, souriante et bavarde ! Et, quand des bavards se rencontrent, la bassinée se prolonge un peu.
Suivront l’écluse de Soing, son étroite dérivation, le tunnel de Saint Albin ( lui aussi éclairé) et l’écluse de Scey aux portes de la base Loca Boat où Vung Tau et son équipage passeront la nuit.
Le responsable de la base est fort aimable. Demain une toute petite étape attend nos " convoyeurs ". Avant midi ils seront à bon Port.sur Saône.
Il reste une dizaine de kilomètres à parcourir, deux écluses et ce soir resto pour tout le monde.
Agnès les rejoindra dans l’après midi.

Port sur Saône au coeur du pays Franc Comtois.

Ce convoyage aura permis à Michel de se familiariser avec les écluses traditionnelles. Il ne connaissait que celles du Rhône, les géantes avec bollards flottants et pas mal de tourbillons. Sur la Petite Saône, il a connu les petites, automatiques, avec des éclusiers sympas et pas mal de tourbillons !!!
En fait, René en l’invitant à l’accompagner lors de ce convoyage, lui a donné l’occasion de faire " in situ " un bon stage de formation. C’est pas parce que l’on a 60 " balais " que l’on a plus rien à apprendre.. Au contraire.

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