21 mai 2006
Voir l’Ourcq
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(Reportage Yves THIEFFINE, 20 et 21 mai 2006)
La visite de l’usine élévatoire de Trilbardou
Le samedi 20 mai, après une matinée ventée et mouillée à souhait les équipages se retrouvent devant la grille de l’hôtel. Ce dernier, n’ayant pas eu d’assurance suffisante ou n’ayant pas pris notre venue au sérieux, a tout simplement fait fi de notre réservation.
Le site ne manquant pas de possibilité nous nous retrouvons dans un autre établissement qui, lui, servait le petit-déjeuner.
C’est sous une averse orageuse que nous quittons l’hôtel pour rejoindre le lieu du pique-nique. Quelle audace ! Par une petite route bucolique suivant les méandres de la Marne nous gagnons Trilbardou. L’endroit est verdoyant mais trop écarté des voitures. Le repli se fait sous un pont croisé peu avant offrant parc voitures et abri. C’est moins joli mais tellement plus sécurisant sous cette météo tourmentée. Le temps de se mettre en place, le représentant du bureau régional distille quelques mots d’accueil tout en servant l’apéritif. S’ensuivent Tarama et Surimi, Chipolatas et Merguez accompagnées de Chips et Tomates, un camembert coulant à souhait eut une mort rapide. L’ananas de Côte d’Ivoire clôturait ce repas arrosé, lui, de Bourgogne Chardonnay et de Côtes du Rhône. Comme prévu, vers quinze heures Monsieur Dubreuil, Directeur de la communication aux Canaux Parisiens, nous attend à l’usine élévatoire de Trilbardou. Après un accueil chaleureux, Monsieur Dubreuil nous présente le site, nous explique les objectifs et volontés des dirigeants de l’époque, la réalisation de l’usine et nous présente cette formidable machine ayant un rendement de " 100% puisque la puissance consommée est nulle ". Les anciens ateliers aménagés en musée abritent de nombreuses maquettes, affiches et outils d’époque, ainsi qu’une salle de projection où un film nous fait découvrir les environs du canal de l’Ourcq et ses attraits. Pour remercier M. Dubreuil et M. Aubin, technicien, l’ANPEI improvise un petit pot d’amitié.
A l’issue de cette visite quartier libre est donné aux participants pour visiter la région, la ville, l’écluse de Fresne, lieu du pique-nique du lendemain. Vers 20 heures regroupement au restaurant la Chaumière de Clay-Souilly où un copieux et fin repas est le bienvenu.
La découverte du canal de l’Ourcq en annexe
Le dimanche 21 mai les équipages se retrouvent au port de Clay-Souilly pour embarquer sur des canaux pneumatiques prêtés par Rémi. 11h45 départ pour une remontée du canal de l’Ourcq. Le temps est toujours incertain et frais. C’est une succession de droites et de courbes, de bois et de champs, de nuages et d’éclaircies. Tranquillement nous gagnons l’écluse de Fresnes après avoir croisé des " teufeurs " qui nous congratulent à grands coups de décibels. Et voici l’écluse où un technicien des Canaux Parisiens nous attend pour parer à tout incident.

Le camp est vite installé sous une majestueuse frondaison pour déguster le Kir Royal. Bien vite, éclaircie faisant nous glissons au soleil pour accueillir ses doux rayons. Repas dans la bonne humeur où le cours d’Anglais de Fabienne alterne avec les histoires et anecdotes.

Encore un petit coup de moteur pour gagner Trilbardou. Quelques pêcheurs maugréent à notre passage trop peu habitués à voir ce canal navigué. Nous saluons au passage quelques cannes flanquées de leur progéniture, quelques canards aussi bienveillants qu’entreprenants, nous essayons de suivre des rats musqués qui se cachent bien vite dans leur terrier. Qu’il fait bon flâner au fil de l’eau et au soleil. La météo, de tout cœur avec nous, nous accompagne jusqu’à notre retour à Claye-Souilly. Elle nous laisse encore le temps de ramasser le matériel et de se congratuler en se promettant de recommencer et de se revoir au plus vite. Elle doit être aussi triste que nous de voir s’achever un aussi agréable week-end car, sur la route du retour, elle ne peut s’empêcher de lâcher d’énormes sanglots nous faisant apprécier l’abri douillet de la voiture et nous faire dire : QUELLE CHANCE NOUS AVONS EU !
Moralité : il fallait oser, car
En dépit de l’autorité magistrale
Du trésorier local
l’ANPEI sait être conviviale
Pour en savoir plus
Usine élévatoire de Trilbardou Seine et Marne - Route de Charmentray - Période : 1869
Site protégé, classé monument historique et inscrit à l’inventaire des monuments historiques
Cette usine hydraulique, présente un dispositif remarquable d’élévation des eaux du cours de la Marne pour alimenter le canal de l’Ourcq. D’un diamètre de 11m et de 6m de longueur la roue comportant 70 aubes en bois actionne un ensemble de 4 pompes volumétriques refoulant 27 000 m3 par jour. L’eau est relevée de 12 mètres.

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