mardi 10 juin 2008
Les moulins du développement durable
L’assemblée générale de l’association de sauvegarde des moulins au eu lieu dimanche. (Ouest-France)
L’association de sauvegarde des moulins bretons s’est réunie, dimanche, au palais des congrès,avec des projets pleins les ailes. « L’idée est de mettre en valeur les moulins à eau, à vent et marée. Nous sommes là pour aider les passionnés. Par des informations techniques et juridiques, sur les droits et devoirs dans le domaine de l’eau, déclare Eric Drouart, président de l’association et architecte, spécialiste de la restauration des moulins. Des animations sont proposées, des conférences et des expositions, dans toute la Bretagne. »
Energies renouvelables
L’association s’implique pour promouvoir les énergies renouvelables : « Les éoliennes notamment, avec 1 567 méga watts produits, nous sommes loin derrière l’Allemagne et ses 20 622 méga watts. Les domaines concernés par la construction d’un parc éolien sont vastes : ils visent la technique, les servitudes, le voisinage, l’administration. De même pour l’eau, avec la loi sur l’eau et l’hydroélectricité », poursuit Eric Drouart, devant une salle qui continue à se remplir.
« L’association met en lumière les dernières innovations, grâce à sa revue Moulins bretons (n° 96), un article concernait le fameux barrage au centre de la Terre, à 700 mètres de profondeur, au coeur des Pyrénées », détaille Eric Drouart. La modernité et le respect du cadre naturel peuvent très bien s’associer, comme à « Saint Lyphard (Loire-Atlantique), où existe le seul moulin à vent traditionnel servant à produire de l’électricité pour une vingtaine de maisons. C’est une bonne réponse au détracteur des éoliennes ! »
Les moulins peuvent aussi servir de cadre à des spectacles. C’est le projet de l’association : « Une dizaine de moulins sont concernés, à la fois décors et acteurs d’un spectacle animé par plusieurs troupes de théâtre ». Mais parfois, le moulin s’emporte aussi, si trop de courant l’entraîne : « Le Sage (Schémas d’aménagement et de gestion des eaux) ne doit pas faire sauter les ouvrages d’art comme les moulins pour libérer le Blavet. Il prétend que nos mille moulins empêchent le poisson de passer. Or, il y a cent ans, avec 10 000 moulins, les rivières étaient pleines de saumons et de truites. Le problème est donc ailleurs : dans les produits chimiques, engrais et phytosanitaires », s’exclame Jean-Paul Lamour, vice-président. Le projet de retenue d’eau par 200 moulins, remplis avant les crues, a été refusé pas le Sage.
Pratique : le musée-moulin des Récollets sera ouvert au public le 15 juin. tél. 06 07 63 36 48.