samedi 30 octobre 2004
(Information Janice et Frédéric Gallice, Bateau Cuck’unda, octobre 2004)
Quelques commentaires pour attirer l’attention sur des opérations qui, si on n’y prête garde, peuvent engendrer des surcoûts à l’entretien de nos bateaux.
Liston est un mot usurpé sur un Prince (ou bateaux du même type de construction, ex. : Corsair, Buccaneer, Bermuda, etc.) car cela consiste à poser un « boudin » qui n’est qu’un vulgaire tuyau d’irrigation en polypropylène, fendu dans sa longueur et -------- installé sur le « bourrelet » de la liaison coque-pont, par diverses méthodes plus ou moins archaïques et souvent brutales !
A savoir, certains déclament qu’il faut effectuer cette opération un jour de canicule, utiliser un chalumeau, un ou plusieurs gros marteaux (masses), des outils plus ou moins adaptés (aucune description précise sur ce sujet), et tous sont unanimes à faire comprendre qu’il n’existe rien d’autre que beaucoup d’efforts, d’hommes, d’énergie, etc. D’autres utilisent un palan (ou tire-fort) pour enfiler et faire glisser le « boudin » sur le bourrelet de la coque, ça évite au moins de taper sur le bateau mais la mise en oeuvre est sans doute assez lourde ?
D’aucun décrète même que cette opération ne peut s’effectuer qu’à terre (sic), donc ; grutage, mise sur ber, échafaudage (sans doute pour que les techniciens poseurs puissent tomber de plus haut ?), remise à l’eau, 2 jours de travaux pour 2 hommes minimum, soit 20 heures, à 40 Euros de l’heure, plus le coût du boudin, etc. la facture commence à être lourde !
Hors donc, ayant à remplacer mes listons (babord et tribord, >24 m en tout), j’ai fait l’acquisition de 50 m dudit tuyau (diamètre 63 mm x épaisseur 4,7 mm). Ce produit étant vendu en bobine indivisible de 50 m minimum.
Le problème de la pose, après quelques réflexions et cogitations des cellules grises m’ont amené à faire fabriquer, un petit gadget qui nous a permis de faire les travaux « sans difficultés » ---- après quelques hurlements et jurons appropriés pendant la phase d’apprentissage, jusqu’à ce que la (ou le) partenaire comprenne (et les deux à la fois) ce qu’il faut faire !
Le nouveau liston me semblant un peu « fin », j’ai donc décidé de remettre en place les anciens listons, sachant que celui de babord était en trois morceaux (cassé lors du démontage, pour remise en état de la coque), mais celui de tribord était en une seule partie. Cet ancien « boudin » a comme dimension 60x8 mm et n’existe plus dans cette taille (nouvelles normes, nouvelles compositions de la matière ?).
Bref, à deux (un et demi serait même plus approprié, car j’ai une épaule handicapée et la partenaire pèse de 47 à 49 kilos, dans ses meilleurs jours !), nous avons mis en place, les trois morceaux du liston babord cassé, le liston tribord et par-dessus, les nouveaux boudins de + 12 m.
Temps des opérations : pour le premier liston, au plus 2h30 (le temps de maîtriser la routine, 2 poses café incluses), 1h20 pour le dernier. Le tout sans canicule (fin septembre en Bourgogne, bateau à l’eau, amarré au ponton, sans chalumeau, sans marteau, sans palan, juste 4 petites mains !). On peut même imaginer, en améliorant les outils, ou en prenant un peu plus de temps, de réaliser l’opération seul(e) !
Je n’envisage pas oser demander la même opération à un chantier ! Je ne vise pas par cette note à dénigrer quiconque, ni le savoir-faire des chantiers compétents, mais je suis surpris de constater que personne ne semble avoir de solution « facile ». Est-ce par manque de temps pour la réflexion ou pour gonfler la facture ?
Pour information complémentaire, nous joindre à cuckunda@free.fr ou Janice & Frédéric Gallice 62 rue Brancion, 75015 Paris
