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Pontons d’abord pour les bateaux

vendredi 30 septembre 2005


(Jacques FAURE, septembre 2005)

BAIGNADE ET PECHE sur les PONTONS à BATEAUX

SOURCES de DANGERS et de CONFLITS

Naviguant depuis plusieurs années sur les fleuves et canaux de France et d’Europe du Nord, je constate que les adeptes de l’eau, de plus en plus nombreux, ont tendance en France à s’approprier les pontons et haltes destinés aux bateaux.

Les voies d’eau certes sont la propriété collective et je suis heureux que tout un chacun puisse en profiter. Cela dit, dans toute collectivité, il doit y avoir des règles, d’une part parce qu’il y a des dangers et des risques et, d’autre part parce qu’il y a les " autres " et ces derniers méritent autant que vous le respect de leur droit.

Un ponton ou un quai d’amarrage à bateaux est destiné à cela, je suppose !

Que baigneurs ou pêcheurs utilisent ces équipements lorsque, hors saison, ces lieux sont déserts, quoi de plus naturel !

Mais en saison de navigation, lorsqu’un bateau veut accoster et reçoit les réflexions indélicates des baigneurs qui viennent le narguer en tournicotant autour de son hélice ou affronter l’indifférence délibérée du pêcheur qui ne relève pas sa ligne, attendant l’interpellation du plaisancier pour le traiter des sacro-saintes qualités de bourgeois et d’emmerdeur en lui précisant que " lui " il a payé ses impôts et que le fleuve est à tout le monde.

Bien, restons-en là ! ! !

J’ai écrit cet article, ni à l’intention des baigneurs, des pêcheurs ou des navigateurs, mais à l’attention des responsables de ports et haltes nautiques, des maires et gestionnaires de ce type d’ouvrage.

Il y a danger lorsque des adolescents voire des adultes sautent d’un pont, d’un quai ou d’un ponton pour nager dans la vague d’un bateau.

Il y a conflit lorsque des pêcheurs s’installent sur un quai ou un ponton destiné aux bateaux.

Cela est inévitable, un ponton à bateau peut rester libre 8 mois sur 12, le pêcheur se l’est approprié et être là est son droit et son dû. Il y a pourtant des kilomètres de berges de part et d’autre de ce ponton mais c’est là que la pêche est la meilleure et tout particulièrement à proximité du bateau voire sous le bateau, dit-il. Alors là aussi il y a danger. Un ferrage maladroit ou le vent imprévu crochette l’hameçon dans le cordage d’amarrage du bateau … on tire, et on casse !

Au matin, à l’heure du départ, le plaisancier fait filer son amarre entre ses mains, l’hameçon est là ! Aïe, planté dans la paume de la main :

impossible de l’extraire soi-même, consultation auprès du médecin généraliste qui conseille les urgences de l’hôpital le plus proche, anesthésie locale + mini chirurgie pour extraction, piqûre anti-tétanique obligatoire par sécurité, La journée est foutue, et cela fait " chère " la friture du pêcheur !

NON, merci à tout cela, J’AI DONNË ! ! !

Mesdames et Messieurs, gestionnaires de ports et haltes, décideurs, élus, c’est à vous que je m’adresse, quelques mètres de quais et pontons par-ci par-là peuvent tout de même bien être interdits aux baigneurs et aux pêcheurs dans notre France dite démocratique.


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