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ANPEI

Le temps d’un week-end

lundi 30 octobre 2006

Etant encore en activité, la durée de mes croisières est limitée à la durée de mes congés.

(Reportage Antoinette, Bernard et Matheysinus)

Aussi avec mon épouse nous apprécions beaucoup le fait de profiter de notre bateau pour aller le temps d’un week end (avec les 35 h j’ai droit à des week end rallongés) dîner à LANGRES ou JOINVILLE.

Ce n’est certes qu’à 30 ou 40 km de notre base, mais il nous faut une journée de navigation pour y aller, et autant pour revenir.

La navigation sur le canal est très agréable, outre que les ouvrages sont remarquables, sa situation en sites sauvages font que les hérons, les canards, des vaches, des chevaux et de temps en temps une couleuvre sont nos seuls voisins, peu bruyants et très placides.

Les écluses sont assez espacées, et sauf la fameuse échelle de 12 écluses pour "descendre en Saône", on bénéficie de nombreux biefs de plus d’un kilomètre de long, évitant de passer ses journées à franchir des écluses.

Ce canal est la liaison la plus directe, et certainement la plus rapide entre le bassin du Nord et le bassin Rhodanien, aussi il est emprunté par de nombreux plaisanciers étrangers (Anglais, Belges, Hollandais, Allemands) en route vers le Sud, ou en retour du soleil Méditerranéen.

Les relations avec ces plaisanciers sont toujours chaleureuses et la langue n’a jamais été un obstacle pour à midi, ou le soir à la halte, partager le verre de l’amitié (pour les Anglais c’est la Happy-Hour)

Il y a bien sur aussi des péniches. Les mariniers sont en général assez sympathiques, si on ne les gêne pas. Personnellement j’entretien de bonnes relations avec eux, mis à part quelques grincheux, mais il y en a dans toutes les professions.

Je les croise toujours dans un secteur ou ils n’ont pas besoin de serrer les bords, au risque de se planter dans la vase, je ne les double jamais, au contraire, il m’est arrivé plusieurs fois de me laisser doubler par un "vide" qui était pressé.

Une autre particularité de ce canal est que le personnel est très courtois et très serviable.

Les ouvrages sont bien entretenus. On est que très rarement en panne devant un pont levis ou une écluse automatique récalcitrant aux ordres du radar.

L’exploitation est en grande partie assurée "en accompagnement", un éclusier vous suit en mobylette, ou en voiture, sur 10 ou 20 km.

Cela pose aux plaisanciers, et au service, de nombreux problèmes du fait notamment qu’il faut annoncer la veille son programme de navigation du lendemain.

Quand on est en vacance, comment dire aujourd’hui à 15 h à quelle heure vous repartirez demain matin ? Quand vous ne savez même pas ou vous serez ce soir….

L’application des 35 h (Elle a ses bons et ses mauvais cotés) n’a rien simplifié et comment s’arrêter à midi au beau milieu d’un bief non aménagé avec un bateau qui ne peut pas approcher des berges ? (j’ai comme beaucoup de bateaux un tirant d’eau très supérieur à celui d’une barque de pêche).

Espérons que les aménagements en cours de réalisation permettront de naviguer au rythme des horaires "des avis à la batellerie" sans l’angoisse de planter sa coque dans un banc de vase, ou mieux, un vestige de pieux métalliques….

Mes croisières estivales m’ont permis de découvrir d’autres voies d’eau, ouvertes aux chalands de gabarits bien supérieurs aux "Freycinet" que l’on a coutume de côtoyer, et chaque fois en rentrant, c’est toujours avec un immense plaisir que l’on retrouve notre petit canal qui serpente dans les vallées verdoyantes de la Marne au nord ou de la Vingeanne au sud.


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