lundi 10 décembre 2007
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De la Marne, par le grand canal de la Marne au Rhin, nous gagnons la Lorraine, l’Alsace et la Franche-Comté. Le canal de Dieuze, inachevé et à l’existence éphémère, n’est pas représenté en dessin, faute de vestiges et de documentation.
Dans cette région se trouvent des vestiges parfois fort bien conservés de canaux militaires du XVIIème siècle.
Canal de la Marne au Rhin / Canal du Rhône au Rhin / Canal de Montbéliard à la Haute Saône (1) / Canal de Montbéliard à la Haute Saône (2) / Canal de la Bruche
La mise en service, en 1967, du plan incliné de Saint-Louis-Arzwiller, fera abandonner l’échelle de 17 écluses en 4 kilomètres de la vallée du Teigelbach : les bateaux monteront désormais en une heure ce qui leur demandait auparavant une journée.
De l’autre côté du bief de partage de ce canal, la très haute écluse de Réchicourt (15,70 m) remplacera, de la même façon, six écluses.
L’ensemble du canal, quant à lui, avait été ouvert en 1853 et comportait alors 178 écluses réparties sur 317 kilomètres.
Celle-ci fait partie des 17 abandonnées de la vallée du Teigelbach.
Nous sommes ici dans la partie alsacienne du canal du Rhône au Rhin ouvert en 1834.
De Mulhouse jusqu’à Rhinau, cette partie du canal, quasiment rectiligne, sera abandonnée par suite de la canalisation du Rhin parallèle ou "grand canal d’Alsace".
Elle mériterait amplement d’être réhabilitée car ce n’est pas difficile et permettrait aux petits bateaux de plaisance de traverser l’Alsace de façon plus agréable que par le Rhin.
Le canal de Montbéliard à la Haute Saône (1)
Ce canal est un début avorté de liaison directe du Doubs à la Saône pour relier directement la région industrielle de Montbéliard à la Lorraine par suite de la perte de l’Alsace-Lorraine en 1870.
Les travaux se sont arrêtés net, à Ronchamp, en pleine nature. Les beaux restes qu’il présente encore laissent à penser qu’il aurait été un des plus beaux canaux de France, et le plus haut juste après le Bourgogne.
On peut aujourd’hui le remonter jusqu’à Botans, tout près de Belfort. Il est devenu l’"embranchement de Belfort" du canal du Rhône au Rhin qu’il contribue à alimenter.
Le canal de Montbéliard à la Haute Saône (2)
Sous ce pont-canal métallique coule la Savoureuse qui reçoit elle-même ici les eaux de la Douce. Tout un programme ! Mais méfions nous : "Savoureuse" viendrait en fait du latin "superior", en haut, et "Douce" du celte "du", noir.
Ce canal de 20 kilomètres et 10 écluses (dont une double) a été construit en un temps record, deux ans à peine, par Vauban en 1681 : il s’agissait alors d’apporter la pierre des Vosges pour édifier la citadelle de Strasbourg, que Louis XIV venait de reprendre.
Radié en 1957 après que les ponts détruits par la guerre aient été reconstruits en hâte trop bas, il deviendra un lieu de promenade apprécié des Strasbourgeois, son chemin de halage ayant été aménagé en piste cyclable.
Avant de s’épancher dans l’Ill, il franchit cette écluse double.
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