mardi 30 novembre 2004
(Information Gérard Cottenceau, bateau Coteaux du Layon II, Novembre 2004)
Si l’énergie solaire pouvait fournir toute l’électricité nécessaire à la vie sur nos bateaux le débat n’aurait pas lieu.
Voici un autre point de vue sur le solaire, en souhaitant que d’autres fassent état de leurs expériences.
Avant de parler de consommation d’énergie il faut préalablement fixer le programme d’utilisation du bateau et le mode de vie que l’on recherche.
Il n’y a bien sûr aucune comparaison possible entre la vie sur une péniche à l’année avec toute une famille et le tourisme fluvial d’un couple à la belle saison.
Mon bateau fait 11,50 m, je navigue uniquement de début avril à fin octobre, la plupart du temps nous ne sommes que deux à bord, je ne suis pas d’accord pour payer un amarrage le soir et j’aime bien pouvoir rester plusieurs jours en un même lieu pour découvrir la région.
La cuisson est assurée par le gaz, et l’électricité est destinée aux 15 plafonniers, un wc électrique, un frigo 12 volts de 130 litres, la pompe à eau, la pompe d’évacuation du bac à douche, la recharge du téléphone portable.
Je viens de faire remplacer le moteur du bateau et j’en ai profité pour l’équiper d’un alternateur de 100 ampères.
Les batteries sont au nombre de trois, une batterie moteur de 90 A et deux batteries de service à décharge lente de 135 A chacune.
J’ai fait installer un panneau solaire de 75 A monté sur un support pivotant inclinable et orientable.
Mes premières conclusions sont les suivantes.
Je reste 5 jours à stationner sans faire tourner mon moteur et sans jamais constater de problèmes de manque d’énergie. J’ai un contrôleur de tension pour les batteries dont l’indicateur n’est jamais descendu en dessous de 12, la position la plus fréquente étant 12,5 et les valeurs au-delà de 13 sont obtenues en période d’ensoleillement. La valeur 12 est atteinte lorsque le soleil est couché au mois d’octobre et que le frigo se met en marche.
J’utilise les fonctionnalités du support pivotant du panneau solaire uniquement en avril et en octobre lorsque je suis arrêté pour plusieurs jours afin de rechercher la meilleur inclinaison par rapport au soleil.
