vendredi 2 janvier 2004
(Canal entre Champagne et Bourgogne, janvier 2004, information B. Grioni.)
Vendredi 2 janvier 2004 une éclusière est tombée dans une écluse, sur le radier du busc amont, en passant sur la passerelle des portes amont.
Ce jour-là, pour écluser une péniche avalante, elle était avec une collègue et celle-ci a pu immédiatement appeler les pompiers.
On peut saluer le service qui, du fait qu’il y avait de la neige, envoyait systématiquement 2 personnes pour écluser les bateaux (pour des questions de sécurité justement……).
L’écluse en question se situe aux portes de Chaumont et les secours sont arrivés très rapidement.
La personne accidentée est très grièvement blessée.
Cet accident repose avec acuité le problème de la sécurité aux abords des écluses et notamment des passerelles sur les portes qui sont tout à fait inadaptées.
On peut se demander ce qui se serait passé si l’éclusière avait été seule, car sa chute n’a pas du tout été provoquée par une glissade sur la neige et un tel fait peut très bien se produire en été.
Cet accident va, espérons-le, accélérer le programme de remplacement des maudites passerelles, commencé il y a plusieurs années, au rythme de 2 à 3 par an.
Je ne manquerai pas de faire état de cet accident à la prochaine réunion du comité de pilotage du tourisme sur le canal et de rappeler que la sécurité des usagers est loin d’être assurée, dans les écluses automatiques notamment :
Pas de crosse en haut des échelles
Echelles trop courtes (si quelqu’un tombe dans l’écluse vide, il ne peut pas prendre l’échelle pour remonter)
Pas de possibilité de s’amarrer près de la tirette et d’actionner "la rouge" en cas d’accident
Interphones d’appel souvent en panne
Aucune information sur les numéros de téléphone à appeler en cas d’urgence ou simplement de panne
C’est à ma connaissance, sur ce canal, le deuxième grave accident en l’espace de quelques années sur des passerelles de portes (l’accident précédent avait causé la mort de l’éclusier), sans parler du "tragique" du 24 décembre 1977 qui avait causé la noyade de 2 agents et des très nombreux accidents de cyclomoteurs du service d’accompagnement.
