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Du pays des tulipes à la Lorraine

samedi 14 mai 2005


(Edmonde et Norbert Bailly, avril 2005)

Mercredi 27 avril 2005 : 2ème jour de navigation - de LEMMER à NIJKERK

A 6 H 30, nos deux réveils –matin ayant sonné simultanément dans nos cabines, Jurien le capitaine, se lève aussitôt pour aller faire sa toilette. Pendant ce temps, je m’active pour préparer le Ptit déj. Alors que le couvert était déjà mis, et que tout était prêt, il faut débarrasser la table. En effet, elle se trouve juste sur la cale où sont les batteries. Comme le frigo a fonctionné toute la nuit à plein régime, la batterie donne des signes de faiblesse et il faut brancher l’autre. En un tour de main c’est fait, et nous remettons en place le tapis, la table et tout ce qu’il faut pour faire un solide repas matinal. Par ouïe dire, je savais que les Hollandais mangeaient beaucoup au petit déjeuner. C’est la raison pour laquelle, il y avait sur la table, aussi bien de la charcuterie que du fromage, des confitures, différents pains, jus d’orange, thé et café ainsi que des œufs à la coque préparés à la demande. Mais en fin de compte, nos convives mangent à peine plus que nous ! A 7 H 10, ( 10 minutes de retard par rapport à son planning, et Jurien n’aime pas cela du tout) nous appareillons sans perdre un instant. Tout en naviguant, ce premier repas se fait d’une manière plus ou moins chaotique. Chacun vaque à ses occupations. Jurien me donne un excellent tuyau : pour éviter la buée, qui a envahi toutes les vitres, le temps étant très humide, il me demande du produit pour laver la vaisselle. Quelques gouttes sur un chiffon et hop ! le problème est résolu et pour un bon moment. Il fallait le savoir ! Nous croisons un magnifique paquebot de croisière le " Lady Anne "

Peu après 7 H 30, nous passons l’écluse " Princes Margriet " et entrons dans l’immense ISSEL MEER. Les vagues sont de plus en plus impressionnantes. Je vérifie que tous les objets sont bien calés afin d’éviter toute chute malencontreuse. Heureusement que tout avait été rangé, car le véritable sport commence ! Les verres cliquètent dans l’armoire, tiroirs et portes s’ouvrent ! Mais il faut croire que les vérifications n’ont pas été suffisantes, car Reina, l’épouse du capitaine, s’arc-boute, pour retenir des bibelots. Quant à moi, je me précipite, tant bien que mal, aux toilettes. J’y resterai hélas, durant plus d’une heure, car les nausées sont de plus en plus violentes. Je n’ai, décidément, pas le pied marin ! Au travers de la porte, j’entends avec effroi, la vaisselle qui s’entrechoque : gare aux dégâts ! Enfin ! vers 10 H, nous apercevons le joli petit port d’URK. Vitesse au ralenti bien sûr, nous y pénétrons pour faire une halte qui sera la bienvenue. Il est 10 H 15 et je commence enfin à reprendre mes esprits ! Jurien ouvre la cale et décide qu’il faut changer le filtre à gas oil et aussi faire le plein de diesel. En attendant, Norbert mon époux, part acheter des piles, car ses nombreux appareils en consomment beaucoup. Le soleil fait une timide apparition. Ouf ! Je crois bien que le pire est derrière nous ! Et qui plus est, je viens de m’assurer qu’il n’y a eu aucune casse dans la vaisselle. MARJO, notre vedette hollandaise, s’est comporté au mieux, malgré une houle assez forte ! Pendant ce temps, Jurien a constaté qu’il faut aussi procéder à la vidange du bocal du filtre. Bref, toutes ces opérations de contrôle et de remises en ordre nous amènent aux environs de midi. L’écluse que nous devions emprunter, pour quitter la mer, est fermée pour trois jours. Le capitaine, tout contrit, m’annonce qu’à son grand regret, il est forcé de reprendre la MARKER MEER, au moins durant une bonne heure !

Et nous voilà repartis de plus belle sur les vagues ! Heureusement pour nos estomacs qui commençaient à crier famine : juste avant de quitter le calme du port, j’ai eu le temps de confectionner quelques sandwiches au pâté, jambon, fromage et œufs durs ! Il est 12 H 15 lorsque nous affrontons la houle ; le tangage du bateau est de plus en plus important. Pas question pour ma part, d’avaler quoi que ce soit. Je suis la proie d incoercibles vomissements et ne peux plus quitter les toilettes ! Le vent d’ouest est très violent, mais par chance, le soleil semble se maintenir. Enfin, vers 13 H 15, comme me l’avait laissé espérer le capitaine, nous entrons brusquement dans une zone beaucoup plus calme. Juste après avoir passé sous un long pont d’autoroute, séparant la MARKER MEER de la KETEL MEER. Dès cet instant, le vent nous pousse à l’arrière et les vagues se réduisent comme par enchantement. Je peux même me tenir debout sans m’agripper ! Comme nos invités néerlandais ont l’air d’apprécier ce breuvage, je me décide à faire un bon café pour tout le monde. Norbert, à la barre , voulant sans doute baptiser la moquette, laisse choir un dessert liégeois que les autres convives ont déjà mangé avec plaisir. Ils font même un sort à une tarte à la frangipane, dont je ne peux avaler qu’une minuscule portion, tant je suis encore sous le coup de cette traversée maritime houleuse.

Vers 15 H, nous passons l’écluse de ROGGEBOTSLUIS. Il fait soleil, et les barreurs sont sur le pont en compagnie de Reina. Il faut que je précise ici, qu’initialement, il était prévu que nous gagnerions AMSTERDAM par la MARKER MEER. Mais au vu des vagues si éprouvantes, le capitaine, pour m’éviter à nouveau d’avoir le mal de mer, a décidé de changer l’itinéraire, faisant ainsi un grand détour. A 16 H 25, nous passons sous le pont de HARDERBRUG. En face, la ville de HARDERWIJK, d’où émerge un immense dôme bleu, qui est, paraît-il, le Delphinarium. Tout au long de cet interminable bras de mer, il y a de nombreuses bases nautiques. Les berges sont émaillées d’une multitude de villages de vacances et de terrains de camping, très prisés à la belle saison. Pour me changer un peu les idées, je peins durant deux heures une aquarelle, dont le thème est, bien sûr, un paysage hollandais avec son traditionnel moulin à vent !

Peu avant 19 H, je me mets à éplucher des pommes de terre, alors que nous arrivons à l’écluse de NIJKERK. Hélas, quelques minutes trop tard ! L’éclusier, ne voulant pas faire d’heure supplémentaire, ne nous donne pas le passage ! Sa journée se termine à 19 H un point c’est tout. Alors, pour une fois, nous terminerons notre navigation beaucoup plus tôt. Apéro dînatoire suivi d’un bœuf carottes, de pommes persillées et d’une salade d’endives. Fromages et poires feront la conclusion du dîner. Une fois la vaisselle expédiée, nous allons peu après 20 H, faire tous les quatre, une promenade digestive. Devinez où ? Dans un port, bondé de bateaux, situé à peine à 300 mètres de l’écluse ! Il fait très bon et comme c’est agréable de se dégourdir les jambes, après une journée aussi éprouvante. Retour au bateau avec la nuit qui tombe. Un dernier café pour Reina et Jurien qui, contrairement à nous, ont besoin d’en boire pour aller dormir ! Vers 22 H, c’est le couvre-feu.

TEMPS DE NAVIGATION : 10 heures

KILOMETRES PARCOURUS : 107

NOMBRE D ‘ ECLUSES : 3

Jeudi 28/04/05 : 3ème jour de navigation – de NIJKERK à WIJKBIJ DUURSTEDE

L a sonnerie du réveil matin résonne alors qu’il n’est que 6 H du matin, car la veille je m’étais trompée en programmant l’heure. Je profite donc, la première, du cabinet de toilettes et du lever du jour. Progressivement, le ciel s’irise de tons mordorés. Juste à côté du bateau, un cygne évolue majestueusement. Tout à coup, le disque solaire émerge à l’horizon. Tout le paysage aquatique est teinté de doré, c’est extraordinaire de beauté ! Lever prévu à 6 H 30 pour un départ à 7 H, afin d’être les premiers à passer l’écluse, dès son ouverture. En attendant, je vais préparer, aussi silencieusement que possible, le petit déjeuner. Tiens, Norbert a fait un gros effort, puisqu’il est levé avant les autres ! A 8 H, tout est consommé et avec l’aide de Reina, Marjo est nickel, tout ayant été lavé, aspiré et épousseté. A l’extérieur, il en est de même, car le capitaine a tout lavé à grandes eaux, tandis que Norbert, trône à la barre sur le pont arrière. Comme c’est le cas en de multiples lieux en Hollande, nous longeons des kilomètres de rives où tournent des chapelets d’éoliennes : les moulins à vent des temps modernes ! Très souvent aussi, nous passons près de filets de pêcheurs tendus entre des pieux. Oh ! un taxi aquatique nous double à grande vitesse. Le soleil brille à qui mieux mieux et la surface du canal est à peine ridée. A 9 H 30, nous passons sous le pont d’autoroute HOLLANDSEEBRUG.

A 9 H 45, nous sommes en vue d’AMSTERDAM. L’itinéraire initial prévoyait d’aller dans cette belle ville aux multiples facettes. Hélas, en raison des contre temps de la veille, et afin d’éviter de reprendre la MARKER MEER et ses vagues si éprouvantes, nous décidons, d’un commun accord, de ne pas en faire la visite. Dans la vie il faut faire des choix qui ne sont pas toujours ceux que l’on préfère ! Nous quittons donc la GOOI MEER pour obliquer vers MUIDEN. A 10 H, nous glissons devant le superbe château de MUIDEN, tout en briques rouges, et qui domine un immense port où yachts et voiliers rivalisent de beauté et de volume ! De nombreux vieux gréements, donnent une touche tout à fait particulière à cette ville, vraiment très belle. Du moins pour ce que nous en avons vu depuis le bateau. A 1O H 1O, nous pénétrons dans l’écluse, où nous suit un autre voilier. Petite attente d’environ 15 minutes. J’en profite aussitôt pour aller acheter du pain et des gâteaux ( les Néerlandais semblant apprécier beaucoup les pâtisseries ). Le cœur un peu battant, car c’est la première fois depuis notre départ que je foule la terre ferme, je saute sur le quai où des ouvriers s’activent à réparer et à repeindre. De nombreux et alléchants magasins bordent cette écluse, qui est la plus vivante et la plus accueillante jamais vue.

A peine de retour sur MARJO, l’écluse s’ouvre et nous découvrons un très joli panorama. Les rives de la VECHT, rivière sur laquelle nous nous engageons, sont bordées de pittoresques maisons basses. Devant chacune d’elles s’étalent de petits jardinets abondamment fleuris et très bien entretenus, avec accès direct aux jolies barques amarrées à des pontons privatifs. C’est magnifique, d’autant plus que partout les arbres croulent sous les fleurs. Mais, contrairement à notre attente, alors que c’est la pleine saison, nous ne verrons jamais les champs de tulipes tant vantés dans les guides touristiques : ce n’est pas, semble-t-il, la région adéquate. Par contre, nous passons juste devant deux moulins, toujours aussi bien conservés, avec même des toits de chaume en excellent état.

Le capitaine Jurien vient me confirmer que , dorénavant, nous ne naviguerons plus en mer. Quel soulagement ! Finies les nausées et les longues séances aux toilettes ! C’est l’esprit enfin libéré de cette hantise que je leur prépare un café bouillant et des gaufres, sur les coups de 11 H Car là-haut, malgré le soleil, nos barreurs perchés sur le pont arrière depuis le départ, sont frigorifiés. La rivière est fort tortueuse, réduisant la vitesse à 9,5 k/h Mais le spectacle est saisissant, de par sa diversité et son pittoresque. Jurien, l’air bizarre ( je me demande bien pourquoi) vient m’expliquer, qu’en raison de la fermeture entre midi de l’écluse NIGTEVECHT, nous allons pénétrer dans le canal AMSTERDAM RIJNKANAAL. Cela nous fera gagner du temps, car étant rectiligne, nous pourrons y avancer à grande vitesse. " Mais attention ! me précise-t-il, il y aura quelques vagues… ! "

Je comprends bientôt pourquoi il semblait si gêné. Car des vagues il y en eut ! A chaque énorme péniche lourdement chargée, chaque paquebot de croisière, tous se dirigeant à toute allure vers AMSTERDAM, nous devions affronter des remous si importants que l’eau passait par-dessus le pont avant ! Car si les berges absorbent les vagues en douceur, les parois verticales du canal, les renvoient, elles au contraire, avec violence vers le milieu ! Et à nouveau, c’est la vaisselle qui s’entrechoque et tout ce qui n’est pas bien fixé, se met à valser dans les cabines. Aux même causes les mêmes effets : je ne tarde pas à me sentir de plus en plus mal. Je m’empresse donc de sortir à l’air libre afin de respirer un bon bol d’air et aussitôt je me sens mieux. Au grand dam de Norbert, qui, me voyant accrochée au bastingage, m’exhorte à rentrer à l’intérieur, car il craint que je ne tombe à l’eau, tant les remous sont violents. De guerre lasse je rentre et essaie de préparer une variété de sandwiches. Car une fois de plus, il n’est pas question de déjeuner comme à la maison !

Vers 12 H 50, nous quittons le canal ( ouf ! ) pour nous diriger, à nouveau, vers la charmante rivière VECHT. Avant d’y parvenir, nous empruntons un étroit chenal à GRAACHTEN BREUKELEN, si peu large que notre bateau y passera tout juste. Heureusement que le capitaine Jurien a le compas dans l’œil et que Reina son épouse, s’aidant des pieds et des mains, réussit à éviter les parois du pont-levis. Jamais, nous n’aurions osé dans un espace aussi étroit ! Le pont-levis met un certain temps à se lever : le temps de réaliser qu’il faut jeter un euro dans un sabot suspendu à un bâton ! C’est paraît-il unique comme procédé ! En sortant de cette impasse, nous sommes en face de l’immense prison pour femmes autrefois prison militaire. Nous sommes à NIEUWERSLUIS et remontons la VECHT à une allure que je trouve modérée.

Pas si modérée que cela semble-t-il ! Car peu après, la police fluviale vient nous aborder. Nous stoppons. Voyant notre pavillon français, les policiers, tant bien que mal (car ils ne maîtrisent pas mieux la langue de Voltaire que nous, français, la leur) essaient de nous expliquer qu’aux Pays Bas, la vitesse sur les rivières est limitée à 6 k/h Nous étions au moins à 9 ! Mais tout est dit avec le sourire, qui deviendra encore plus grand, lorsque le capitaine décide enfin de s’exprimer dans sa langue natale ! Pour une fois, il n’y aura pas de sanction !

Vers 14 H 20, nous arrivons dans la pittoresque petite ville de MAARSEN. Attente au pont, qui nous donne tout loisir d’admirer les jolies maisons de briques rouges et comme partout ailleurs, les minuscules jardinets en fleurs. C’est un véritable enchantement de naviguer sur la VECHT, car nous traversons des endroits idylliques. Pas étonnant, qu’ils y aient dans cette région, tant de châteaux aperçus au travers des frondaisons. Que de superbes demeures, à couper le souffle vont ainsi défiler sous nos yeux. Aux dires de nos comparses, l’immobilier a ici atteint les plus hauts prix et on saisit bien la raison de cette flambée.

A 15 H, nous sommes en vue de la banlieue d’UTRECHT. Jurien nous signale à gauche, sur au moins un kilomètre, des maisons sur pilotis, toutes noires, avec juste de petits vasistas grillagés. Il nous explique que c’est l’arrière des maisons closes, où, à l’avant, et nous ne pouvons le voir de la rivière, il y a de grandes baies vitrées, avec bien entendu, bien en vue et j’imagine même, bien en chair, les prostituées de la ville ! Entre les maisons, nous apercevons un carrousel de voitures, avec souvent des messieurs BCBG, qui roulent au pas, afin d’avoir tout le temps de choisir …Arrivés au bout de la rue fort encombrée par les voitures déjà stationnées, ils font demi-tour et recommencent leur manège et leur sélection !

Petite attente à l’écluse, nous permettant de prendre le thé avec un peu de gâteau local. Nous apercevons, alors qu’il est 15 H 50, la flèche gothique et toute blanche de la cathédrale d’UTRECHT qui tranche vraiment sur les traditionnelles briques rouges des habitations. D’ailleurs, en arrivant plus près, le blanc s’avère être plutôt gris ! Nous traversons la ville très pittoresque, tout en glissant sur de petits canaux, bordés d’une multitude de tavernes construites sous les rues, avec entrées et terrasses juste au bord de l’eau. Au cœur de l’été, cela doit bourdonner ici, car c’est vraiment un Eden de fraîcheur. Déjà, quelques-unes aménagées de tables et sièges confortables sont prises d’assaut, car la température est presque estivale. Nous passons sous un nombre incroyable de tous petits ponts. J’ai l’impression de me retrouver à Brugges ! D’autant plus que le carillon de la cathédrale tintinnabule avec des sons très clairs comme là-bas. Il y a lieu de signaler aussi une des caractéristiques très typique de la Hollande : ses curieux parcs à bicyclettes. Car des vélos il y en a partout et ceux qui les montent sont de tout âge et pédalent en rangs serrés par tous les temps ! Les rues sont pleines de cyclistes, qui sont à certains endroits, en bien plus grand nombre que les voitures. Nous passons aussi quantité d’écluses qui ne s’ouvrent parfois, qu’au bout de trois quarts d’heure d’attente. La patience est une vertu que l’on acquiert en faisant de la plaisance ! L’explication de cette attente : c’est souvent le même éclusier, qui, à bicyclette, va d’une écluse à l’autre pour l’ouvrir manuellement !

Vers 18 H 15, nous voici encore une fois, sur le AMSTERDAM RIJNKANAAL ! Et toujours ces énormes vagues provoquées par les immenses péniches et gros paquebots qui le sillonnent nuit et jour, puisque selon les dires du capitaine, il y a sur ce tronçon le plus gros trafic mondial de transport par voie fluviale ! Il est déjà 19 H 30 et nous sommes hélas encore toujours sur le canal, croisant ou étant dépassés( car ils ont partout la priorité sur la plaisance) par d’impressionnantes unités fonçant à toute vitesse. Cela ne dérange nullement la foultitude de canards, foulques et très jolis grèbes à la tête couronnée d’une huppe rouge et noire. On aperçoit souvent sur les rivières, des familles de canards dont les petits suivent sagement la mère à la queuleuleu. C’est encore plus mignon lorsque ce sont des grèbes.

A 20 H nous arrivons enfin à la fin du AMSTERDAM RIJNKANAAL, dont je ne garderai pas le meilleur des souvenirs de cette croisière. En vue, l’écluse qui va nous permettre d’aller sur le NEDER RIJN. J’ose espérer qu’il sera plus calme. La journée de navigation tirant à sa fin, force m’est de constater que celle de ce jour restera l’une des plus belle ! Nous avons tous, les yeux remplis de magnifiques panoramas, superbes demeures, pittoresques villages j’en passe et des meilleurs ! Nous arrivons vers 20 H 45 au port de WIJK BIJ DUURSTEDE. C’est là que nous passerons la nuit. J’ai déjà mis le dîner en route, afin que dès les manœuvres d’appareillages terminées, nous puissions enfin nous mettre à table. L’apéro est prêt, et ces messieurs arrivent accompagnés d’un autre larron. Comme il parle assez bien le français, Norbert l’invite à prendre le verre de l’amitié en notre compagnie. Hélas, il se trouvera si bien à notre bord, parlant sans aucune difficulté, les quatre langues usitées dans ce pays, qu’il restera jusqu’à la fin du repas ! Les spaghettis à la bolognaise du plat principal, font le régal de Jurien et c’est un plaisir de le voir apprécier ma cuisine. Tout comme ce curieux personnage, dont je ne sais même pas le nom. Il goûtera plus particulièrement les fromages et en particulier le roquefort !Hélas pour Norbert, qui lui aussi l’aime beaucoup, il faudra qu’il en fasse son deuil ! Heureusement que je ne meurs pas de faim, car le même sort est fait aux yaourts à la vanille. Rappelons que j’avais fait des provisions pour quatre personnes et pas plus, en raison des problèmes de stockage. Le porto et le pinot noir, tout y passe et l’énergumène ne quittera les lieux, à grand regret, ce qui n’est pas notre cas, que sur les coups de 22 H 30 ! Aussitôt après, chacun s’active pour faire le nécessaire afin d’aller se reposer le plus rapidement possible. Il est 23 H lorsque cette journée, fertile en émotions de toutes sortes, se termine enfin !

TEMPS DE NAVIGATION : 12 H 30

KILOMETRES PARCOURUS : 101

NOMBRE D’ECLUSES : 7.


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