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ANPEI

Du nouveau dans le traitement des eaux

jeudi 14 février 2008


La pollution engendrée par la plaisance fluviale est marginale, au regard des autres activités (agriculture, industrie, urbanisation, …) mais ce n’est pas une raison pour éluder le problème. Au contraire, l’exemplarité dans ce domaine ne peut que contribuer à la prise de conscience des véritables origines des pollutions. Les passionnés de la navigation sur les canaux et rivières sont des amoureux de la nature et ils sont attentifs et curieux des solutions à mettre en œuvre pour revenir à une qualité des eaux irréprochable. Mais on ne peut que douter des alternatives actuelles.

A partir de 2008 les bateaux neufs doivent être équipés de cuves de rétention mais le renouvellement du parc, alors que les bateaux bichonnés et entretenus se gardent très longtemps, va prendre de nombreuses décennies.

L’implantation des installations sur l’ensemble du réseau pour vider les cuves de rétention, par rapport à un parc de bateaux non équipé en cuve, peut difficilement voir le jour. Ainsi une installation apparue, il y a de nombreuses années, au port des Pougeats sur le Nivernais n’a sans doute jamais été utilisée une seule fois. Et d’ailleurs ces installations devraient êtres très rapprochées les unes des autres pour correspondre à la nature profonde de la navigation fluviale : l’objectif premier n’est pas d’aller directement de port en port mais de musarder dans les biefs.

Et si les cuves de rétention et l’installation de pompages n’étaient pas la solution.

Dans le cadre du développement durable et pour toutes les activités humaines il faudra bien parvenir à l’élimination de la pollution au plus près de son origine. Pour éviter la diffusion de celle-ci et aussi pour limiter le coût économique de son élimination.

Les budgets, utilisés pour l’implantation de cuves de rétention (non urgente car vouée à l’inutile pour encore une très longue période), pourraient être consacrés à la recherche des "systèmes embarqués de traitement des eaux". La recherche fondamentale et les applications ont fait de tels progrès en ce domaine, notamment avec la conquête spatiale, que le soutien financier vers les projets innovants de systèmes embarqués permettrait de réaliser des équipements compatibles avec le volume des bateaux de plaisance et leur autonomie énergétique.

Au salon nautique de Paris en 2005 un prix Bateau Bleu sur les "systèmes embarqués de traitement des eaux noires", lancé par la Fédération des Industries Nautiques, avait été remis à la société T3EI de Vannes. Le procédé semblait prometteur mais il n’a manifestement jamais dépassé l’état de projet. Le silence sur le traitement des eaux noires et usées devenait assourdissant alors que le débat sur la pollution a gagné toute la planète.

Du nouveau mais la route est encore longue.

Avec son article "Une solution pour les eaux usées ?" "Fluvial" (numéro 179 de février 2008) relance l’espoir. et Frédéric MARSAN de Fluence Naval nous a permis d’utiliser les informations disponibles sur sa plaquette tout en nous indiquant que le système pourrait évoluer pour gagner en encombrement.

Nous resterons attentifs à toutes avancées sur ce sujet mais les obstacles sont encore nombreux pour que l’on puisse disposer sur un bateau de moins de 20 mètres d’un système de traitement des eaux noires et usées qui réunisse toutes les caractéristiques indispensables :
- encombrement réduit,
- absence d’odeurs,
- consommation énergétique acceptable (*)
- absence de bruit

(*) Si l’énergie nécessaire est trop importante la production d’électricité devra passer par un groupe électrogène et dans ce cas on crée une autre pollution.

La plaquette de Fluence Naval (3Mo)


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