mercredi 14 novembre 2007
L’Association Nationale des Plaisanciers en Eaux Intérieures (ANPEI) se fait l’écho de la profonde incompréhension du monde fluvial devant le projet de destruction du canal de Nantes à Brest.
Pousser la logique à son terme
Après avoir publié un rapport, dans lequel l’hypothèse de débarrage et de suppression des écluses est annoncée, le Président du Comité de Bassin Loire Bretagne annonce dans la presse que " Le simple bon sens conduit à ne pas détruire ces aménagements", pour ensuite déclarer que " la décision finale n’interviendrait pas … avant début 2009".
La position du président du bassin Loire Bretagne ne peut être équivoque et nous exigeons le retrait de cette proposition.
Aujourd’hui le Conseil Régional de Bretagne peut-il s’engager sur la reprise du réseau Breton des voies navigables avant le délai du 1er janvier 2008 fixé par la loi, si d’autres organismes préconisent de supprimer définitivement la notion de navigabilité de ces voies ?
Faciliter le transfert des voies navigables
Dans une démarche similaire, l’Etat, par l’intermédiaire de Voies Navigable de France (VNF), souhaite transférer une grande partie des voies navigables vers les Collectivités Territoriales. Ces dernières ne s’engageront pas si elles ne sont pas assurées du devenir de leurs engagements financiers et d’une certaine cohésion entre les acteurs régionaux de l’aménagement du territoire.
Défendre l’eau L’Association Nationale des Plaisanciers en Eaux Intérieures s’inscrit dans la défense de l’eau en tant que défi environnemental majeur des prochaines années. Cette défense de l’eau implique la recherche de solutions en adéquation avec les origines des pollutions et non pas la prise d’une décision irréversible détruisant le patrimoine navigable français sans tenir compte de l’avis des acteurs œuvrant pour l’aménagement de leur territoire.
Gilbert VALENTIN, Président de l’A.N.P.E.I